Parc
Rosa Bonheur

  • Aménagement
  • Lille/Lomme
  • Livré

Le parc Rosa Bonheur (2,4 hectares) est un espace paysager majeur  de la seconde phase opérationnelle des Rives de la Haute-Deûle.

PRIX & LABELS

De la friche au parc écologique : où la nature spontanée existante structure le projet urbain

L'opération d'aménagement du parc Rosa Bonheur concrétise un changement de paradigme dans les modes de faire du renouvellement urbain. Vingt ans d’expérience et d'expertise sur la première phase du projet ont conduit Soreli à affirmer la prévalence de la préservation et de la valorisation de la nature en place. Cette nature s’était développée spontanément sur la friche après des années d’inoccupation industrielle. La biodiversité est le point de départ de la conception. Le parc Rosa Bonheur est ainsi née autour des ambitions portées en commun avec la Métropole Européenne de Lille avec les villes de Lomme et de Lille : transformer une ancienne friche industrielle polluée en un parc alliant restauration écologique, gestion naturelle des eaux pluviales et participation habitante.

  • LocalisationVille de Lille, commune associée d’Hellemmes, ZAC Les Rives de la Haute-Deûle
  • CadreConcession d'aménagement
  • ConcédantMétropole Européenne de Lille
  • Durée2022 – 2025
  • Montant d’investissements6,5 M€ HT cofinancés à hauteur de 4 M€ HT par l’Union Européenne dans le cadre du dispositif ITI
  • Mission SoreliAménageur concessionnaire
  • Equipe de conceptionPaysage : Atelier de Paysages Bruel-Delmar (Anne-Sylvie Bruel, Christophe Delmar) VRD : AXONEO · Écologues : AEU (J.-L. Ducreux, V. Plichon) · Génie civil : Valétudes · Lumière : Scène Publique · Signaétique : LMpolymago · Dépollution : Antea Group · Concertation : Res publica / Récréations Urbaines

Programme

L’essentiel du projet

Lire le territoire avant de le transformer : un diagnostic au fondement du projet

Avant de définir et stabiliser un plan guide sur le secteur du Marais,  des diagnostics croisés minutieux ont été réalisés : d’un part sur les sols (caractéristiques, capacités d'infiltration en regard des pollutions, capacités à être fertiles…) et d’autre part sur la végétation spontanée, la faune en place et ses habitats.et des. Cette lecture fine de l'existant a guidé chaque décision : suppression d'une voie circulante pour agrandir le parc, identification d'îlots de biodiversité à protéger, diversification des milieux selon la nature des sols. L'objectif premier reste la préservation et le confortement des écosystèmes déjà en place.

Restaurer des sols pollués et conforter des écosystèmes vivants

Ancienne friche industrielle — filature Leblan-Lafont fermée en 1983, mais aussi site de métallurgie et des Huileries du Nord —, le terrain a nécessité une dépollution ciblée avant toute renaturation.

 

Sur les sols conservés ne présentant aucun risque sanitaire, les terres enfouies depuis des années s’étaient appauvries et n’avaient plus la capacité de pouvoir naturellement développer une nouvelle végétation. Pour éviter l'apport extérieur de terres végétales, un substrat techno-sol sur mesure a été fabriqué sur place : mélange calibré de produits de déconstruction issus des chantiers métropolitains, de limon et de compost, dosé différemment selon les zones pour diversifier les milieux et s'adapter aux sols d'origine. Près de 250 arbres ont été plantés sur le site pour conforter les îlots de nature existants.

Gérer l'eau pluviale comme ressource paysagère et écologique

Le projet repose sur une hydrologie alternative fondée sur une gestion gravitaire « zéro tuyau » : désimperméabilisation, suppression des réseaux enterrés et circulation de l'eau en surface, de zone en zone, jusqu'à absorber la crue centennale. Cette logique crée des milieux humides temporaires d'une grande richesse écologique. La polyvalence des espaces en est un principe fort : les zones basses dédiées à l'infiltration accueillent aussi une aire de jeux inondable, conçue pour fonctionner aussi bien en période sèche qu'après de fortes pluies, offrant une pédagogie vivante sur l'eau et la biodiversité.

Inscrire la biodiversité dans la durée, au-delà des limites du parc

Certifié EFFINATURE dès 2022, le projet intègre la biodiversité à toutes les étapes : balisage de chantier, maintien des espèces inventoriées, gestion différenciée en exploitation. La palette végétale privilégie les espèces locales et nourricières — bouleaux sur ballast ferroviaire, merisiers et sureaux sur remblais industriels, plantes à fleurs pour les pollinisateurs —, tandis que les invasives sont gérées par éco-pâturage. La stratégie de « nature passante » garantit la continuité écologique au-delà des limites du parc, grâce à des Obligations Réelles Environnementales et des cahiers de prescriptions environnementales étendus aux lots privés.

Coconstruire les usages, ancrer le parc dans sa mémoire

La démarche participative, primée aux Trophées de la participation, a associé les habitants dès 2022 — balades sur site, ateliers, votes publics — pour coconstruire les usages et favoriser une appropriation positive : aires de jeux inclusives, tyrolienne, jardins potagers, îlots de nature. L'intégration urbaine est soignée, avec un travail des entrées en zones de rencontre et le réaménagement de la rue Carnot. Une signalétique sobre en acier corten sérigraphié, élaborée avec les habitants à partir de leurs archives, tisse le lien entre le passé industriel du quartier et sa renaissance écologique autour de trois thèmes : l'eau, la biodiversité et la mémoire industrielle. La figure de Rosa Bonheur, peintre environnementaliste du XIXe siècle, incarne, suite à un vote public, l'identité des lieux.

Savoir-faire mobilisés

  • 9000

    m³ de substrats créés sur site

  • 250

    arbres plantés et + de 150 arbres conservés

  • 0 L/s

    aucun débit de fuite ni tuyaux enterrés, 100% d’infiltration à la parcelle

  • 15

    espèces de libellules observées sur le site

  • 2,4 ha

    d’espaces publics certifiés Effinature (plus grande parcelle certifiée en France)

  • 45

    enfants mobilisés en ateliers scolaires pour concevoir les aires de jeux, et 300 participants à la concertation sur les usages du parc

En dates

En images

Partenaires

  • MEL
  • Ville de Lommes
  • Région Hauts-de-France
  • ADEME
  • AGENCE DE L'EAU
  • ECOCITE
  • BANQUE DES TERRITOIRES
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